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Publié : 10 mars 2019

Privés de téléphone

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Ouf ! On dirait que ça va mieux, ils ont récupéré le portable. © N. J

La journée sans téléphone, le « unplugging day », a bien eu lieu mardi dernier au lycée Émile Combes de Pons. L’initiative est due à Angélique Bogard, professeure d’anglais, qui souhaitait en amont « rendre concrète la notion d’idée de progrès que nous abordons en cours. À l’occasion des journées mondiales sans téléphone portable et dans le cadre d’un projet avec des lycéens de 1re S et 1re STI2D, le lycée a organisé cette journée. Mais nous n’avons aucune idée du nombre de participants, ce sera la surprise ».

« C’était facile »

Et ce fut vraiment une belle surprise, puisqu’un peu plus de 150 téléphones ont été déposés, en salle d’étude ce matin-là  ! De très nombreux élèves et très peu d’enseignants ou employés… Comme quoi… Des élèves sont passés la veille, dans les salles de cours, pour expliquer, en anglais puis en français, le déroulement de la journée. Des affiches ont également fait la promotion de cette opération dans le lycée. Neuf élèves ont sérieusement planché sur ce projet pendant de longues heures en préparant des boîtes de collecte et séparations. La prise en charge sécurisée des téléphones était encadrée par des professeurs et les portables stockés dans un lieu fermé.

À 16 heures, c’était la ruée vers la salle F 05 et les portables, même si tous ont avoué que « finalement, c’était facile », regrettant juste ne pas avoir l’heure à la pause méridienne. Le téléphone portable a donc remplacé les montres d’antan  ! Des remarques aussi du genre : « Je touchais ma poche arrière et je le cherchais oubliant que je l’avais déposé. » Plus drôle, un autre avait déposé quelques cailloux dans sa poche arrière « pour faire contrepoids »  ! Tous ont récupéré sans souci et dans une joyeuse cohue leur précieux trésor, bénéficiant par la même occasion d’un goûter offert.

La seule plutôt mécontente était Marie, du groupe des neuf organisateurs, qui n’a pas eu son petit brownie promis. Quelques gourmands non participants s’étaient sans doute invités. « C’est aussi ça la vie en société. Certains en profitent », déclarait en souriant Mme Bogard. L’expérience sera renouvelée l’an prochain.

Article publié dans le quotidien Sud Ouest le 09/03/2019 par Nadine Julliard
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