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Publié : 12 décembre 2010

PRIX JEAN MONNET DES JEUNES EUROPEENS 2010

Anne Percin a reçu jeudi 18 novembre le Prix Jean Monnet des Jeunes Européens pour son livre "Bonheur fantôme" édité au Rouergue dans la collection La brune. Ce prix lui a été remis lors de l’édition 2010 de Littératures Européennes Cognac.

Voir l’article de la Charente Libre :
http://www.charentelibre.fr/2010/11/19/preface-jeunes-pour-les-litteratures-europeennes,1007235.php

- Critique littéraire : Ci-dessous le texte du compliment rédigé par les lycéens à l’attention d’Anne Percin ce jour là.

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Dans votre roman « Bonheur fantôme » nous avons pu découvrir une écriture à la fois poétique, subtile et pudique.
En effet, la façon dont vous transformez les choses banales de la vie quotidienne en émotions fortes, voire extraordinaires, fait de notre lecture un moment privilégié : par exemple, dès la première page, nous découvrons la pluie sous un aspect poétique.
Cette subtilité d’écriture se voit aussi à travers des phrases comme : « en art, comme en amour, il faut avoir le courage de ses sentiments. Nul n’est tenu d’aimer comme il faut » ou encore quand vous dites « ... partir, ce n’est pas mourir un peu. Partir, c’est vivre ».

La façon dont vous faites vivre les personnages, notamment Pierre, nous permet de nous identifier à eux. Pierre essaie lui-même d’évoquer en flash-back sa vie amoureuse, familiale et sociale.
Par de simples sous-entendus, vous arrivez à nous faire comprendre les épisodes importants de son existence, comme la perte de son frère, son jumeau qui a provoqué en lui un mal-être perpétuel d’où le titre « Bonheur fantôme », puisque pour Pierre le bonheur est invisible jusqu’au moment où il s’aperçoit que celui-ci est sous ses yeux.
Un autre point que nous trouvons fascinant, c’est l’évolution imperceptible du personnage puisque nous avançons avec lui tout au long du livre, comme dans un voyage ; un voyage exotique, émotif et pourtant réaliste, et sans idéalisation, qui nous donne l’impression d’y être, et de ressentir l’opposition entre la vie urbaine et rurale.

Votre roman n’est pas une simple histoire, mais aussi une ouverture à la vie, une prise de conscience et une réflexion sur l’art et la culture. En effet, après avoir abandonné une thèse sur la philosophe Simone Weil, Pierre se consacre à l’écriture de la biographie du peintre français Rosa Bonheur, peinture symbole d’un bonheur simple, et figure du féminisme au 19e siècle, comme George Sand.

On ne devrait pas être sans cesse en quête du bonheur car le simple fait de vivre devrait nous rendre heureux. La fin de votre roman n’est pas un « happy-end », mais plutôt une note subtile d’espoir.
Les temps changent, nous font évoluer et nous emportent vers une vie que l’on n’aurait jamais pu imaginer.

A travers cette histoire, nous retenons comme message essentiel que le bonheur est bien souvent face à nous et qu’il nous suffit simplement d’ouvrir les yeux pour le voir. Le simple fait de sourire devrait nous rendre heureux.

C’est pour toutes ces raisons, que nous décernons le prix de littérature européenne Jean Monnet à Anne Percin pour son livre « Bonheur fantôme », un roman qui arrive à mêler amour et tragédie.

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Novembre 2010, Les lycéens du Prix Jean Monnet des Jeunes Européens
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Le score était très serré et Nicolas Ancion avec "L’homme qui valait 35 milliards" a été aussi beaucoup apprécié.

- Dix lycées participent à l’élection du prix :

  • Lycée Jean Rostand - Angoulême
  • Lycée Marguerite de Valois - Angoulême
  • Lycée Elie Vinet - Barbezieux
  • Lycée Andrée Theuriet - Civray
  • Lycée Beaulieu - Cognac
  • Lycée Louis Delage - Cognac
  • Lycée Jean Monnet - Cognac
  • Lycée Paul Guérin - Niort
  • Lycée Emile Combes - Pons
  • Lycée Desclaude - Saintes

Grâce au partenariat avec la Délégation Académique à l’Education Culturelle du Rectorat de Poitiers et la Région Poitou-Charentes, un livre de la sélection a été offert à chaque lycéen.